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Aménagements du site

1. Implantation des constructions


Les constructions seront implantées sur les terrains de façon à bénéficier de des points de vue et de l'ensoleillement maximal. Les terrains ont une superficie moyenne de 5 600 m2 (60 000 pi2)et occupent le tiers de la superficie totale du domaine. Ils sont généralement séparés par une bande de 15m de large (50 pieds) de façon à protéger l’intimité de chacun tout en laissant la libre circulation de la faune et de la flore.

2. La valorisation des milieux humides


L’importance de la mise en valeur des milieux humides

Il est mondialement admis aujourd’hui que les milieux humides, perçus comme des terres inutilisables par le passé, jouent un rôle crucial dans le maintien de la vie sur terre au même titre que les terres agricoles et les forêts. Les biens et services écologiques qu’ils procurent à la société représentent indéniablement un moteur pour l’économie locale, régionale, nationale et mondiale. Il est donc primordial de conserver ces milieux , particulièrement dans les régions où les développements urbains ont contribué à leur dégradation ou à leur disparition.

Lacs, étangs et tourbières du Domaine (inventaire)
Les aménagements projetés



Les études environnementales ont permis, dans un premier temps, de caractériser et d’évaluer la richesse des milieux existants. Différents scénarios d’aménagement ont été étudiés ensuite, pour aboutir au choix optimum pour les 8 milieux humides identifiés.

Pour le lac Manitaki (MH6), par exemple, il a été choisi de construire un barrage de faible hauteur permettant de relever le niveau actuel d’environ deux mètres. Le pourcentage d’eau profonde sera alors de 90% et le volume d’eau de 28 000m 3 .
L’objectif poursuivi dans ce cas précis, est de revenir à la situation d’origine, lorsque le barrage de castors existant était à sa hauteur maximum.
Ce choix permettra d’une part, l’ensemencement en truites, ombles de fontaine et ouananiches et, de l’autre, de créer un milieu adéquat pour la baignade.
Dans la partie haute du lac, la faible hauteur d’eau permettra de créer des marais filtrants garantissant une eau de qualité.

Dans le cas du milieu humide no 7, on peut voir toute l’importance de 10cm d’eau en plus ou en moins: avec une retenue de 90cm de hauteur, la proportion d’eau libre et d’eau peu profonde est alors idéale et permet l’émergence d’îlots propices à la diversité de la flore et de la faune.


Simulation 1
Petit barrage
Superficie = 1,1 ha
Volume = 3 518 m 3
Profondeur maximale = 1,0 m
Profondeur moyenne = 0,5 m
Simulation 2
Petit barrage
Superficie = 1,0 ha
Volume = 2 859 m 3
Profondeur maximale = 0,9 m
Profondeur moyenne = 0,4 m


Résultat attendu

Accessible à tous les résidents, le domaine sera géré par l'association Écotop; celle-ci aura la charge de l'entretien des chemins, de la collecte des déchets et du déneigement ainsi que le développement forestier et la mise en valeur des ressources locales.

3. Plan de développement forestier


Les terrains ayant appartenu à une entreprise forestière soucieuse de développement durable, l’objectif est de compléter le plan de gestion initial afin d’optimiser l’habitat de la flore et de la faune.

La gestion et la mise en œuvre des plans de développement des parties non privatives seront menées par une association à but non lucratif regroupant aussi bien les résidents que des personnes externes possédant des compétences reconnues en matière de développement durable.


4. Valorisation des ressources locales

La valorisation des ressources locales a été étudiée à partir de l'analyse des besoins locaux et du potentiel du mileu existant. Les directions à approfondir et à valider sont:

  • Développer les compétences en matière de culture maraîchères et fruitière (jardin potager biologique, fruits rouges, verger) et participer au développement d’une production locale de légumes biologiques
  • Réintroduire des espèces rares ou menacées,
  • Exploiter le potentiel géologique (recyclage des déchets des carrières de granit).

5. Traitement des déchets


Protéger les sols et les nappes phréatiques en éliminant la contamination par des produits toxiques, recycler et réutiliser les déchets est devenu un enjeu écologique majeur particulièrement au Québec qui affiche un retard important: de 1994 à 2004, la quantité de matières résiduelles à fait un bond de 62% passant de 7 millions de tonnes à plus de 11,3 millions de tonnes. Cette augmentation vertigineuse a hissé ainsi le Québec parmi les plus gros producteurs par habitant de déchets mondiaux selon le rapport du Conference Board basé sur les chiffres de l'OCDE et de Statistiques Canada.

La hiérarchie des 3R: ce que l'on entend par la hierarchie des 3R est une gestion des déchets basée sur la réduction à la source, le réemploi et le recyclage-compostage, pratiquée de façon intensive et dans cet ordre de priorité. Il faut noter que la combustion des déchets à des fins de production d'énergie ne peut être considérée comme une forme écologique viable de recyclage.

Les objectifs poursuivis sont de deux ordres :

  • La prévention

    Elle consiste à prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets, notamment en agissant sur la fabrication et sur la distribution des produits (ex: réduction des emballages). La prévention inclut toutes les étapes du cycle de vie d'un produit avant qu'il soit considéré comme un déchet. La prévention quantitative concerne la diminution de la masse et du volume des déchets, la prévention qualitative concerne la nocivité des déchets (ex: choix de matériaux sains pour la construction, lessives sans phosphates). La prévention comporte également l'éco-conception qui est la prise en compte et la réduction, dès la conception, de l'impact sur l'environnement de produits.

  • La valorisation des déchets

    Elle consiste dans "le réemploi, le recyclage ou toute autre action visant à obtenir, à partir de déchets, des matériaux réutilisables ou de l'énergie". C'est l'objectif des politiques de gestion des déchets, en plus de la prévention. Deux types de valorisation sont retenus : la valorisation matière (remblais...) et la valorisation énergétique (compost).

 


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